Après ce départ sur les chapeaux de roue, le rythme des pèlerins s'est quelque peu ralenti! Maintenant qu'il y a deux personnes sur place pour accueillir les pèlerins dans un magnifique espace, ce sont les pèlerins qui manquent à l'appel! Quelque peu frustrant! Certainement que la canicule de ces dernières semaines est une des raisons, d'ailleurs nous avons l'écho que les gîtes en France sont moins fréquentés à cause de cette chaleur torride.
Toutefois il y a quand même de temps à autre des pèlerins qui s'arrêtent à El Jire. Parfois 1, ou 3 ou 5, même 0, encore 0, puis 7, et 5 l'autre soir, dont une maman et son garçon. On se croirait dans une tombola! Cela exige beaucoup de souplesse de la part des hospitaliers.
De tous ces chiffres, à la mi-juillet, c'est quand même le 1400è pèlerin qui a été accueilli par Bérangère et Marie-Christine, hospitalières cette semaine-là: Giovanni l'Italiano!
Une chose essentielle est que les hospitaliers ainsi que les pèlerins s'y sentent bien, ce qui est le cas. Les éloges sur la beauté et l'esprit du lieu sont nombreux. Régulièrement il y a des visites des uns ou des autres, et ces personnes-là apprécient tout autant ce lieu. L'autre dimanche c'était des amis à moi qui, après avoir entendu parler de ce projet depuis si longtemps, désiraient le découvrir.
Les binômes qui passent une semaine, voire deux, se succèdent, et bien sûr ne se ressemblent pas! Ce peut être un couple, ou deux amies, ou même deux personnes qui ne se connaissent pas... et apprennent à se connaitre pendant une semaine. A la fin de la semaine, le samedi, il y a passation des informations concernant le gîte. En quelque sorte une passation de témoin.
Voilà quelques échos de la vie de ce nouveau gîte. Une manière bien différente d'accueillir et de faire vivre le gîte El Jire: autrefois dans la simplicité d'un espace sans cuisine, des bénévoles sur place entre 16h et 18h ce qui donnait peu de temps au partage entre pèlerins et hospitaliers. Maintenant les bénévoles restent une semaine et font le repas du soir et le petit-déjeuner aux pèlerins qui s'arrêtent à El Jire, ce qui favorise l'échange évidemment.
Autant dans l'ancienne formule que la nouvelle, quelle reconnaissance de voir ce gîte qui vit, et qui vit bien! Merci à toutes celles et tous ceux qui ont fait vivre ce gîte jusqu'à aujourd'hui, qui le font vivre et le feront encore vivre dans l'esprit d'ouverture et d'accueil.
Louis Janin, qui a créé un gîte en France, a écrit dans sont livre L'hospitalité sur les chemins de Compostelle:
"Derrière chaque visage il y a quelque chose d'unique à déceler, à recevoir. Je dis souvent:
"j'ai donné des miettes, j'ai reçu des diamants!