20/09/2011

Donativo

Sur le chemin français déjà, comme aussi sur celui en Espagne, il y a des gîtes qui sont "donativo" c'est-à-dire que le pèlerin donne ce qu'il veut bien donner. Ce sont souvent des gîtes qui appartiennent à des paroisses, mais pas seulement. A Granon, où j'ai "laissé" le blog, ils vont encore plus loin, avec ce message sur la boîte à sous:


Donne ce que tu peux ou prends ce dont tu as besoin
Le matin j'ai demandé si c'était rentable. Eh bien oui, depuis 5 ans que ce gîte est ouvert, ça marche! Génial, la confiance "paie"!

Juste en dessus de cette boîte, les nos d'urgences. Le premier... c'est pas n'importe qui, au cas où vous en auriez besoin:



En Espagne, en général les gîtes ne proposent pas la demi-pension, comme c'est souvent le cas en France. Mais ici à Granon (comme d'ailleurs à Logrono) on a préparé le repas à quelques-uns puis on a sorti les tables de réserve et on a mangé tous ensemble, c'était cougné et très sympa une fois de plus. Après la vaisselle, comme il y avait une guitare à dispo, il y a eu un tournus de joueurs, pendant que d'autres jouaient aux cartes. Ça faisait plaisir de passer une soirée ainsi.

Depuis Granon je suis allée à Belorado, au gîte administré par les Suisses. A l'entrée:



Le trajet n'était pas terrible:



sous le brouillard et la bruime...













... à côté de la N-120!

 Ce sont 3 Suisse-allemands qui nous ont accueillis. Sur les 24 lits, 3 Suisses, mais j'ai mangé avec 5 Français. J'en ai retrouvé 3 sur le chemin, des copines avec qui j'ai passé la soirée suivante au monastère de San Juan de Ortega. Au milieu des 60 pèlerins, j'étais heureuse d'avoir à qui causer. Car parfois au milieu de la foule on se sent encore plus seul.

Puis hier je suis arrivée à Burgos. J'ai fait plus de km que je ne pensais avec mon mollet, mais arriver à 10h30 dans un bled où il n'y a strictement rien à faire, autant continuer! Surtout que maintenant ça va beaucoup mieux. J'y vais gentiment, je ne boîte plus, mais je sens bien que c'est fragile. Aujourd'hui ce fut un jour de congé. J'ai malheureusement dû me racheter des souliers car les miens sont arrivés au bout de leur voyage, bien dommage! Après de si bons et loyaux services, j'ai dû m'en séparer. J'avais de plus en plus mal sous le pied, et quand j'ai regardé la semelle, j'ai compris. J'ai alors profité d'un Decathlon dans cette ville pour faire cet achat... en espérant que la paire suivante me fasse aussi bien une deuxième peau que la précédente.

Et puis l'après-midi, je me suis payée... le petit train rouge pour jouer à la parfaite touriste! Ce que je n'ai pas regretté.





1 commentaire:

  1. Denise, en "antiphrasant" Danton, je dirais qu'on emporte souvent un peu de la terre de sa patrie à la semelle de ses souliers.

    Cela doit faire quand même chaud au coeur de voir de petits drapeaux suisses plantés dans un pot de géraniums.

    Mais voilà que tes semelles suisses sont lisses, peut-être même trouées. Tu es forcée de changer de logis, comme un bernard-l'hermite obligé de quitter sa coquille cassée pour une autre plus neuve.

    Je souhaite que ta nouvelle paire de chaussures te garde bien en chemin et supporte allègrement ton pas alerte.

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